Stitches: scènes, corps, décors.

Le Commun, Geneva

group exhibition

 

curated by Gabrielle Boder, Tadeo Kohan, Camille Regli

EN:

Stemming from the knot as the symbolic figure of connectivity and constraint, but also as the elementary pattern of fabric, the collective exhibition Stitches: Scènes, corps, décors looks at the use of this ductile technique in Switzerland’s artistic creation in recent decades. From suture stitch to sewing stitch, carnal and woven materials respond to each other, interweaving the private, scenic and social environment.

 

If the integration of textile in 20th century art history constituted a major component in the reversal of the so-called ‘dominant categories’ – whether it be the upheaval of artistic and aesthetic hierarchies, feminist emancipation or Western decentering – what is the situation today? 

 

Questioning the appeal of textile in contemporary art practices, as well as its subversive power, the exhibition reflects on the close relationship that this material holds with the body and its spaces of representation. By contrast and affinity, the works form ties and create a temporary joint ‘community’ that nourishes a formal yet tactile and narrative dialogue between abstraction and figuration, ready-made and know-how, stages, bodies and decors. More than 30 artists from different generations, emerging and established, meet in a nodal exhibition linking intimacy and extimacy, constraint and liberation, emancipation and domestication.

 

FR:

Partant du nœud comme figure symbolique du lien et de la contrainte mais également comme motif élémentaire du tissu, l’exposition collective Stitches : Scènes, corps, décors porte un regard sur l’utilisation de ce matériau ductile dans la création artistique de ces dernières décennies en Suisse. Du point de suture au point de couture, les matières charnelles et tissées se répondent et se mêlent au sein d’une réflexion sur l’environnement privé, scénique et social.

 

Si l’intégration du textile dans l’histoire de l’art du XXe siècle a constitué un outil majeur dans le bouleversement des « catégories dominantes » – qu’il s’agisse du renversement des hiérarchies artistiques et esthétiques, de l’émancipation féministe ou du décentrement occidental – qu’en est-il aujourd’hui ? 

 

Questionnant l’attrait que suscite le textile chez les plasticien·ne·x·s contemporain·e·x·s, ainsi que le pouvoir subversif qu’on lui accorde, l’exposition rend compte des rapports étroits que ce matériau entretient avec le corps et ses espaces de représentations. Par contraste et affinité les œuvres forment une « communauté » temporaire, nourrissant un dialogue formel, tactile et narratif entre abstraction et figuration, ready-made et savoir-faire, scènes, corps et décors. Plus de 30 artistes de différentes générations, émergent·e·x·s et confirmé·e·x·s, se rencontrent ainsi dans une exposition nodale liant intimité et extimité, contrainte et libération, émancipation et domestication.